Tout commence par le crash d'un avion.
C'est par cette référence évidente au monde menaçant qui nous entoure que Lost commence. Ce récit de différents personnages, naufragés sur une île déserte, est rempli de références claires au monde dans lequel nous vivons actuellement. A travers Lost, nous voyons ce que nous aimerions qu'il arrive en Irak : Sayid, le noble survivant, a quitté la Garde Républicaine suite à un problème avec sa conscience et il se punit lui-même émotionnellement quand il torture quelqu'un. Dans Lost, nous rencontrons nos ennemis sous la forme des Autres, des êtres insaisissables et bien plus sophistiqués qu'il n'y paraît. Ils sont des agents dormants, cachés parmi les survivants pour mieux les attaquer. Ils voient les naufragés comme des envahisseurs.
Mais ce qui fait de Lost une parabole post- 11 septembre, c'est l'ambiance. Voila une série sur l'incertitude et l'indécision, sur le fait d'apprendre qu'un monde a priori beau est en fait rempli de menaces. C'est une chute du paradis, teintée de paranoïa.
Lost a été conçu comme la version fictive de Survivor, l'émission de télé-réalité que, quand elle a été diffusée pour la première fois en 2000, certains ont compris comme étant la début de la fin de notre civilisation. (Et il ignorait les horreurs que la télé-réalité avait à nous offrir plus tard.) Mais Survivor, qui insistait sur les coups de poignards dans le dos et le rejet, est une création pré- 11 septembre, optimiste jusqu'au coeur. Il faut faire son chemin lors des défis imposés, jouer selon les règles, pour gagner un trésor à la fin. Et bien entendu, tout ça n'est qu'un jeu.
Dans Lost, les enjeux sont plus élevés. La victoire, c'est la survie. Et les naufragés ne sont pas nécessairement des êtres nobles ; les flash-backs, qui apparaissent dans chaque épisode, prouvent que personne n'est parfait. Ils envoient ce message glaçant : notre histoire peut nous hanter.
Au cours de la série, la façon dont les évènements reviennent nous hanter a changé dans la façon de les raconter. Cette série, plus qu'une autre série dramatique avant elle, est en partie créée par son public ; les producteurs affirment, par exemple, que les mystérieux nombres ont pris plus d'importance quand les fans s'y sont grandement intéressé. Donc Lost est devenu un sorte de puzzle de nos propres peurs qui évoluent. Ce qui a commencé comme une combinaison de menaces vaguement surnaturelles — des prophéties sombres d'un médium aux monstres faits de fumée — est devenu des ennemis à forme humaine. Ils sont organisés et savent très bien mentir. Ils trouvent le moyen de retourner les survivants contre eux-mêmes.
Oui, la série parle aussi de dépendance à l'héroïne et de cancer miraculeusement guéri ainsi que de la Dharma Initiative. Mais vraiment, les deux dernières saisons traitaient de la façon dont les survivants allaient réagir à leur environnement. Former une armée ? Envoyer un espion ? Se serrer les coudes ou agir comme des renégats(personne qui renit sa religion) ?
Dans ce sens, Jack et Locke, respectivement catégorisés comme homme de science et homme de foi, représentent également 2 approches différentes face au combat. Jack est typique dans l'esprit américain : Annoncer nos bonnes intentions, essayer de raisonner avec les méchants, et si rien ne fonctionne, partir au combat armes aux poings. Locke veut comprendre l'ennemi, voir même s'allier avec lui. Lors de la saison dernière, il a du se battre avec les sentiments conflictuels qu'il avait pour Henry Gale, l'homme dont on ne savait pas s'il était gentil ou méchant. Locke l'a aidé à sortir de sa cellule et a demandé son aide. Henry a continué à l'embrouiller.
Article largement inspiré de "LOST : miroir de nos peurs contemporaines" by Lost-island.net
C'est par cette référence évidente au monde menaçant qui nous entoure que Lost commence. Ce récit de différents personnages, naufragés sur une île déserte, est rempli de références claires au monde dans lequel nous vivons actuellement. A travers Lost, nous voyons ce que nous aimerions qu'il arrive en Irak : Sayid, le noble survivant, a quitté la Garde Républicaine suite à un problème avec sa conscience et il se punit lui-même émotionnellement quand il torture quelqu'un. Dans Lost, nous rencontrons nos ennemis sous la forme des Autres, des êtres insaisissables et bien plus sophistiqués qu'il n'y paraît. Ils sont des agents dormants, cachés parmi les survivants pour mieux les attaquer. Ils voient les naufragés comme des envahisseurs.
Mais ce qui fait de Lost une parabole post- 11 septembre, c'est l'ambiance. Voila une série sur l'incertitude et l'indécision, sur le fait d'apprendre qu'un monde a priori beau est en fait rempli de menaces. C'est une chute du paradis, teintée de paranoïa.
Lost a été conçu comme la version fictive de Survivor, l'émission de télé-réalité que, quand elle a été diffusée pour la première fois en 2000, certains ont compris comme étant la début de la fin de notre civilisation. (Et il ignorait les horreurs que la télé-réalité avait à nous offrir plus tard.) Mais Survivor, qui insistait sur les coups de poignards dans le dos et le rejet, est une création pré- 11 septembre, optimiste jusqu'au coeur. Il faut faire son chemin lors des défis imposés, jouer selon les règles, pour gagner un trésor à la fin. Et bien entendu, tout ça n'est qu'un jeu.
Dans Lost, les enjeux sont plus élevés. La victoire, c'est la survie. Et les naufragés ne sont pas nécessairement des êtres nobles ; les flash-backs, qui apparaissent dans chaque épisode, prouvent que personne n'est parfait. Ils envoient ce message glaçant : notre histoire peut nous hanter.
Au cours de la série, la façon dont les évènements reviennent nous hanter a changé dans la façon de les raconter. Cette série, plus qu'une autre série dramatique avant elle, est en partie créée par son public ; les producteurs affirment, par exemple, que les mystérieux nombres ont pris plus d'importance quand les fans s'y sont grandement intéressé. Donc Lost est devenu un sorte de puzzle de nos propres peurs qui évoluent. Ce qui a commencé comme une combinaison de menaces vaguement surnaturelles — des prophéties sombres d'un médium aux monstres faits de fumée — est devenu des ennemis à forme humaine. Ils sont organisés et savent très bien mentir. Ils trouvent le moyen de retourner les survivants contre eux-mêmes.
Oui, la série parle aussi de dépendance à l'héroïne et de cancer miraculeusement guéri ainsi que de la Dharma Initiative. Mais vraiment, les deux dernières saisons traitaient de la façon dont les survivants allaient réagir à leur environnement. Former une armée ? Envoyer un espion ? Se serrer les coudes ou agir comme des renégats(personne qui renit sa religion) ?
Dans ce sens, Jack et Locke, respectivement catégorisés comme homme de science et homme de foi, représentent également 2 approches différentes face au combat. Jack est typique dans l'esprit américain : Annoncer nos bonnes intentions, essayer de raisonner avec les méchants, et si rien ne fonctionne, partir au combat armes aux poings. Locke veut comprendre l'ennemi, voir même s'allier avec lui. Lors de la saison dernière, il a du se battre avec les sentiments conflictuels qu'il avait pour Henry Gale, l'homme dont on ne savait pas s'il était gentil ou méchant. Locke l'a aidé à sortir de sa cellule et a demandé son aide. Henry a continué à l'embrouiller.
Article largement inspiré de "LOST : miroir de nos peurs contemporaines" by Lost-island.net


